Titre : les thématiques étudiées en réseau

Restitution des ateliers d'étude organisés les 24 et 25 juin 2004 à Roubaix par les APSN (Associations de Prévention Spécialisée du Nord) - par Pascal Piteux, Chargé d'études

- Atelier 5 -
Politiques préventives et prévention sécuritaire

Participants:

Edwin DE BOEVE
Dynamo International, Belgique
Gaëtan ENNIS
Travail de Rue, Québec
Patrick GODELLE Directeur Général Itinéraires Lille
Maryse GALLET-BAILLIET Directrice AEP Roubaix
Philippon TOUSSAINT Dynamo, Belgique
Helder LUIS SANTOS Conversas de Rua, Portugal
Didier PETITDAN Directeur AAPI Tourcoing

Prévention de quoi? Sécurité de qui? Voilà qui interroge, pour P. TOUSSAINT, les fondements politiques et philosophiques du travail social de rue. Il s'agit donc de s'entendre sur les définitions et à éviter les stéréotypes très chargés en valeur, bien plus qu'en responsabilité. Quid de cette opposition manichéenne entre bons et méchants. Ce qui lui semble dangereux? Le mélange des genres! Ce qui lui apparaît souhaitable? L'identification des métiers et des cultures professionnelles dans une différenciation féconde et respectueuse.

Prenons garde également à la stigmatisation de la jeunesse comme objet d'insécurité. Philippon TOUSSAINT prône la sécurité de tous, et surtout des plus fragiles, les jeunes en rupture, les SDF, les prostituées.

E. DE BOEVE s'inscrira dans ce registre de différenciation des niveaux éducatifs et sécuritaires, sans ignorer la nécessité de partager l'appréciation du climat social, par exemple.

H. LUIS SANTOS nous interroge et noous demande de l'aide. Comment éviter une politique sécuritaire au Portugal dans trois ans? Ce qu'il a compris de nos expériences c'est la possibilité de résister à condition d'être de bons pédagogues à l'égard des pouvoirs publics, des élus, en proposant également des solutions alternatives. Historiquement les jeunes ont été vécus par les aînés comme un danger. Il est vrai que chez les Grecs anciens nous trouvons des mises en cause de la décadence de la jeunesse envisagée comme un risque pour la démocratie.

Sur la question de la participation aux dispositifs de concertation et de partenariat travail social de rue / politiques de sécurité. Deux positions tranchées parmi les participants. 1. Eviter la politique de la chaise vide et faire œuvre de pédagogie / 2 . refuser toute coopération, forme de compromission.

D. PETITDAN met en évidence deux niveaux de réflexion. 1. La question des quartiers : il est alors possible d'échanger des informations sur le climat général et présenter des actions. 2. La question de la ville dans sa totalité et sa dimension politique, les problèmes de délinquances auxquels les élus et les forces de police devant faire face. Une charte éthique pourrait garantir chacun et nous prémunir de changements politiques prônant la rupture de l'anonymat et du secret professionnel.

M. BAILLET déterminera 3 points à développer :

- Valoriser nos pratiques
- Restituer le sens de nos actions
- Promouvoir notre public

Elle rappellera que la fonction répressive nécessite des moyens dont l'économie ne peut se faire sur le dos du travail social et notamment la Prévention Spécialisée.