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Restitution des ateliers d'étude organisés les 24 et 25 juin 2004 à Roubaix par les APSN (Associations de Prévention Spécialisée du Nord) - par Pascal Piteux, Chargé d'études
- Atelier 3 -
L'école de la rue, la rue dans l'école
Participants:
Marie-Claire LAVATER |
IFMES, Martinique |
Arturo MARIN SANCHEZ |
Espacio Europa Joven, Espagne |
Magali DEPLANQUE |
ALS ES "Acteur de Liaison Sociale", Itinéraires, France |
Marie-Claire LAVATER évoque le contexte culturel de la Martinique et notamment la langue créole, langue de la rue, non acceptée dans les institutions, dont l'école. Cela participerait fortement au décrochage scolaire.
Arturo SANCHEZ envisage l'école comme un lieu d'éducation plutôt qu'un lieu de transmission de savoirs disciplinaires et il présente une expérience particulière de ce que pourrait être une bonne école, selon son concept.
Sa méthode:
- Implication des parents
- Programme adapté (autonome par rapport à l'enseignement obligatoire)
- Travail sur l'être et ensuite sur le savoir
- Tutorat par des professionnels spécialistes
Les résultats seraient probants, en termes d'absentéisme, de formation et d'insertion.
Magali DEPLANQUE, Acteur de Liaison Sociale dans lEnvironnement Scolaire, présente l'intérêt d'être présente dans les collèges, dans les couloirs et la cour, tout comme dans la rue. Pour l'association, cela permet de toucher un public plus jeune. Pour le collège, le lien entre enseignant et famille est facilité. Pour les familles, lobjectif est aussi de dé-diaboliser l'école, et/ou de la désacraliser.
Pour les élèves, l'ALSES est un interlocuteur démarqué de l'institution et disponible à l'écoute, un média.
Parmi les conditions de réussites: être sur le quartier et dans le collège, sans dépendance hiérarchique interne à l'institution et le partage avec l'équipe. Le Conseil Général du Nord, constatant les résultats probants de cette nouvelle pratique, développe le nombre d'intervenants (30 à l'horizon 2005).
Les débats ont permis aux participants d'échanger sur un ensemble d'expériences originales et réussies.
Les participants souhaiteraient une mutualisation formelle des savoirs produits par les différentes expériences, dans un objectif de fécondation. |