
Bienvenue sur le site consacré au réseau international des travailleurs sociaux de rue. Ce site vous permettra entre autre de prendre connaissance de toutes les activités et résultats réalisés dans le cadre du réseau; de participer au processus d'échanges de bonnes pratiques; de consulter un atelier local de travailleurs de rue et de devenir membre du réseau.
Dynamo International initie et coordonne cette véritable plate-forme de solidarité internationale pour les éducateurs de rue.
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La République Tchèque est devenue un nouveau membre du réseau de travailleurs de rue depuis avril 2008. Il nous semblait donc utile de présenter ce pays et la situation particulière d’un grand nombre d’enfants des rues qui y vivent. Situation assez similaire dans plusieurs pays de l’ancien bloc soviétique, qui est étroitement liée à la problématique des Roms très présents dans cette région.
Les Roms proviennent à l’origine de l’Inde, où ils vivaient dans la classe sociale la plus défavorisée encourageant ainsi leur migration progressive vers les pays européens parmi lesquels la Turquie, la Roumanie, la Tchéquie, la Slovaquie,…. Néanmoins dans ces nouveaux pays où ils se sont installés, leur situation ne s’est guère améliorée.
De part leur mode de vie nomade, leur couleur de peau, leurs rites et traditions, leur style vestimentaire, ils se sont rapidement trouvés marginalisé à leur arrivée en Europe.
Considéré comme des personnes inférieures et perçue de manière raciste par la littérature de l’époque, ils se sont retrouvés généralement exploités dans des travaux dégradants et mal payés. Malgré cela, les européens ont tout de même voulu rentrer en contact avec ces nouveaux habitants, intéressé par la connaissance de la médecine naturelle, pour leur artisanat ainsi que pour leurs différentes formes d’arts.
Durant la deuxième guerre mondiale, comme les juifs et les populations slaves, les Roms furent victime du génocide nazi. Après la guerre en Tchécoslovaquie, le communisme a gagné les élections pour les presque quarante années suivantes. L’un des buts du gouvernement soviétique étant de remodelés ces populations à l’image de la société bolchévique, les familles étaient déplacées des petits hameaux aux bords des villes vers le centre des villes industrielles. Là ils furent engagés le plus souvent en tant qu’ouvriers dans les usines et dans les mines. La culture Roms issue de plusieurs siècles (contes pour enfants, chansons, métiers et savoir-faire) n’avait dès lors plus l’espace pour évoluer et se faire valoir.
Presque 20 ans après la fin de l’époque communiste, la situation des Roms reste très mauvaise. La grande majorité d’entre eux vit un chômage de longue durée, ou ne peut obtenir qu’un travail ne demandant aucune qualification. Les enfants fréquentent peu l’école, la plupart d’entre eux sont réorientés vers un enseignement spécial. Une préparation préscolaire insuffisante et un soutien lacunaire de la part des parents en sont notamment la cause. De même que les étudiants du secondaire ou du supérieur sont très peu représentés car bien souvent ils auront arrêtés leur cursus scolaire avant cela.
De part leur mode de vie communautaire, un grand nombre de personnes vit dans des appartements à l’espace restreint ou dans de grands bâtiments abandonnés aux bords des villes. Le courant de ces quelques dernières années est un transfert successif vers les ghettos en périphérie des villes où leur intégration dans la nouvelle société capitaliste ne peut qu’être problématique. Chose évidente à la vue de ces ghettos couramment insalubre, où se développe la criminalité (vols, prostitution, drogues), où les enfants ne sont pas envoyés à l’école mais trainent en rue ou restent à la maison pour s’occuper des plus jeunes frères et sœurs.
Les parents qui ont toujours fortement surveillé leurs filles et les relations qu’elles entretenaient avec des garçons ont aujourd’hui abandonné leur rôle de protecteur. Il n’est dès lors pas rare de voir les filles se prostitué de manière volontaire ou forcée, de même qu’on assiste à un très grand nombre d’abandon d’enfants confié par la suite aux orphelinats.
Les filles Roms ont des enfants en étant plus jeune que le reste de la population Tchèque, ce qui ne va pas sans problèmes. Ces jeunes filles sans un grand sens de la responsabilité et aux moyens financier peu élevé, éprouveront de grande difficultés à élevés leurs enfants. Ceux-ci seront par la suite, placés dans un orphelinat ou ne bénéficieront pas de l’éducation nécessaire des jeunes parents et se retrouveront rapidement à fréquenter les rues.
Le travail social de rue est couramment pratiqué par rapport à la problématique des Roms, et on peut dire qu’il aide à améliorer la situation dans un milieu où les autres services sociaux ne s’impliquent pas. Il essaye de gérer les conflits entre les populations locales et les communautés Roms. Le grand avantage du travail social de rue est la présence directe du travailleur dans la rue. Cela implique bien évidemment une rencontre plus facile avec les habitants, les jeunes et les enfants, auprès de qui il sera reconnu et accessible. Ces travailleurs sont présents sur le terrain, et notamment dans les ghettos, ils peuvent ainsi aider à améliorer et à conseiller sur les conditions d’hygiène, pousser les parents à envoyer leurs enfants à l’école ainsi que de faire de la prévention contre les drogues, la prostitution, la transmission des maladies sexuelles.
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