
Bienvenue sur le site consacré au réseau international des travailleurs sociaux de rue. Ce site vous permettra entre autre de prendre connaissance de toutes les activités et résultats réalisés dans le cadre du réseau; de participer au processus d'échanges de bonnes pratiques; de consulter un atelier local de travailleurs de rue et de devenir membre du réseau.
Dynamo International initie et coordonne cette véritable plate-forme de solidarité internationale pour les éducateurs de rue.
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Les antennes et maisons de quartier aux Pays-Bas se sont développées dans les années 70 en tant que branches d’un travail avec la jeunesse s’adressant principalement aux 1% à 5% des jeunes marginalisés ou rencontrant des problématiques multiples, notamment dans le domaine de l’accompagnement et l’aide / les soins spécifique(s). Durant les années 80 s’est aussi développé le travail de rue à destination des jeunes, ciblant plus particulièrement les 15% d’entre eux en situation de difficulté et/ou en danger, généralement via des actions préventives.
Le travail social de rue en tant que méthode et/ou profession est également utilisé par des institutions et des organisations spécifiques d’aide à la jeunesse (particulièrement dans les grandes villes), couvrant des problématiques différentes comme les sans-abris, la prostitution ou les addictions. NAPYN se concentre sur un travail professionnel avec les jeunes dans son ensemble.
Une étude nationale récente recense à 2600 le nombre de travailleurs professionnels de la jeunesse (10-12 ans jusqu’à 23-25 ans) aux Pays-Bas (16 millions d’habitants), auxquels on peut encore ajouter environ 1000 travailleurs professionnels de la petite enfance. Selon moi, presque tous font (au moins un peu) du travail de rue : atteindre les jeunes dans l’espace public, dans leur environnement direct, souvent comme complément au travail qu’ils effectuent déjà dans les centres de jeunes ou dans certains quartiers ou ces centres n’existent pas.
Les questions récurrentes au sujet du public particulier ciblé par ces professionnels de la jeunesse sont fortement liées au nombre de travailleurs actifs dans cette région, aux problèmes (sociaux) que les jeunes y rencontrent, et aux types de problèmes que ces derniers sont prétendus causer dans cette zone. Le fait est reconnu qu’environ 20% des jeunes hollandais nécessitent un soutien de la part de travailleurs de la jeunesse pour évoluer dans de bonnes conditions; un accompagnement supplémentaire est nécessaire lorsqu’ils sont dépassés, fragiles ou proviennent de familles au statu socio-économique faible. Cependant, l’étude montre aussi qu’au moins la moitié d’entre eux parvient à être correctement touché. Cela signifie que les professionnels sont souvent obligés de faire des choix concernant le public qu’ils vont toucher (par le biais d’analyses de groupe cible), les actions à entreprendre et la fréquence de celles-ci, surtout lorsque le gouvernement n’est pas très clair en matière d’objectifs à atteindre. Ces dernières années, l’accent a été mis sur la prévention et la résolution des problèmes liés aux jeunes en situation de rue, allant du travail avec les bandes qui “trainent” dans un quartier et représentent une nuisance pour les habitants alentour, jusqu’au travail de collaboration avec la police pour combattre la criminalité des jeunes (et tous les autres problèmes qui y sont lies).
Dans les régions non centralisées du pays, le travail avec la jeunesse est géré par les autorités locales (échevins des villes, œuvrant souvent ensemble dans les zones rurales). Le travail provient principalement d’organisations plus larges, collaborant avec des travailleurs sociaux individuels, des groups de travailleurs, des personnes du secteur socioculturel, etc. Ce sont des structures privées. Les organisations effectuant un travail spécifique d’aide à la jeunesse sont, elles, rémunérées par les gouvernements provinciaux.
Les travailleurs de rue sont en général formés sur le terrain car les cours de base reçus dans les écoles sociales supérieures (MBO, premier niveau) et universitaires (HBO, niveau supérieur) restent généraux. Certaines institutions de MBO et HBO développent ce qu’ils appellent des “minors” (modules d’éducation orientés vers certaines professions spécifiques dans le secteur social) pour les professionnels de la jeunesse, et notamment pour ce qui est du travail du rue proprement dit. Des cursus post-universitaires (master) au sein du système éducatif officiel ne sont pour le moment pas développés. Des instituts nationaux et provinciaux de soutien formel proposent un certain nombre de conférences, d’ateliers d’une journée, etc. Récemment, certains instituts nationaux, avec l’université de Zuyd, ont mis sur pied une semaine de “classe d’été” pour travailleurs de la jeunesse. Une variété d’initiatives personnelles et émanant de plus grandes organisations privées sur le marché public proposent également des programmes de formation spécifiques au travail de rue. Il n’existe cependant aucune supervision nationale au sujet de leur qualité.
Les thèmes et axes principaux du travail de rue chez nous sont l’exclusion sociale, la criminalité, la pauvreté, le radicalisme, les addictions, le décrochage scolaire, le chômage des jeunes et l’insuffisance de soutien, à la fois quantitatif et qualitatif, pour le développement de notre profession.
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