
Bienvenue sur le site consacré au réseau international des travailleurs sociaux de rue. Ce site vous permettra entre autre de prendre connaissance de toutes les activités et résultats réalisés dans le cadre du réseau; de participer au processus d'échanges de bonnes pratiques; de consulter un atelier local de travailleurs de rue et de devenir membre du réseau.
Dynamo International initie et coordonne cette véritable plate-forme de solidarité internationale pour les éducateurs de rue.
Bonne navigation, et n'hésitez pas à nous contacter.
1) Agata, peux-tu te présenter et nous expliquer pourquoi et comment tu es venue en Belgique ?
Je m’appelle Agata, j’ai 23 ans, j’habite à Częstochowa en Pologne. Je fais des études pour être professeur d’anglais, là il me reste encore mon master à terminer.
Ma venue en Belgique est une longue histoire, je savais que je voulais partir en Service Volontaire Européen mais la Belgique n’était pas mon but premier. En fait, je cherchais tout d’abord un projet qui m’intéresse plus qu’une ville en particulier. J’ai donc envoyé des demandes en France, Angleterre, Belgique,… J’avais aussi envie d’améliorer mon français. Une fois les réponses en main, je pensais aller en France mais j’étais obligée de rester 1 an et ça me paraissait trop long. Comme j’ai aussi eu une réponse positive de Bruxelles, je me suis dit pourquoi pas vu qu’ils parlent aussi le français. Et voilà, j’ai débarqué rue de l’Étoile fin septembre.
2) Tu es ici dans le cadre du Service Volontaire Européen, quel est ton rôle et quelles sont tes activités au sein des équipes de Dynamo et Dynamo International ?
Alors, avec Dynamo International je suis surtout là aux réunions d’équipe et au début je participais aussi à quelques évènements avec Ara (ancien SVE) tels que 11.11.11, Flash 2008. Je fais aussi quelques traductions anglais-français/français-anglais.
Tandis qu’avec Dynamo Local le travail est plus concret. Je prépare des activités pour des jeunes, par exemple à Matongé avec Braz (ndlr : travailleur social de rue à Dynamo) on fait des percussions, un atelier créatif, je fais des sorties dans les musées,… Au début je faisais aussi des tours de quartier mais je n’aimais pas trop, j’avais l’impression de perdre mon temps, je ne comprenais pas trop le but de marcher pendant des heures dans le froid (c’était l’hiver) alors qu’il n’y avait presque personne dehors. Mais après les 2/3 premiers mois ça a été beaucoup mieux !
3) Quels sont tes projets futurs ? En quoi un séjour de volontariat a-t-il une influence sur ceux-ci ?
J’aimerais continuer mes études et finir mon master. Maintenant, je suis sûre que je veux travailler avec des jeunes car en arrivant en Belgique je n’étais pas encore certaine. J’ai aussi envie de m’engager dans un autre volontariat, dans un autre continent et je compte continuer mon apprentissage du français. Le séjour en tant que volontaire m’a fait gagner beaucoup d’expérience.
4) Quelle cohérence vois-tu entre ton choix de participer à ce programme dans le domaine du social et ton choix d’études ?
La cohérence entre ce programme et mes études, c’est le contact avec les jeunes. Je faisais des stages dans des écoles donc j’avais toujours ce contact. Mais ici, j’apprends à nouer des relations avec des jeunes qui viennent de cultures différentes. Mes études m’ont aussi permis d’être tout de suite plus communicative. Le voyage ça m’a ouvert l’esprit !
5) Qu’as-tu appris lors de ton séjour à Bruxelles ?
J’ai appris énormément de choses et même si les 2/3 premiers mois ne se sont pas trop bien passés, maintenant je suis engagée dans plusieurs activités, je m’investis moi-même. Je suis vite devenue amie avec les autres volontaires. Et j’ai appris plein de choses pratiques : on aide les gens, les travailleurs, on participe aux activités et on est libre d’organiser un projet nous-mêmes. On a vraiment la satisfaction d’aider les autres, de faire ça bénévolement et notre motivation passe avant l’argent.
6) Tu as participé à des activités avec des publics très variés, qu’est-ce que cette diversité t’a apporté ?
Ca m’a ouvert l’esprit. J’ai beaucoup travaillé avec la culture marocaine et congolaise alors qu’en Pologne je ne connaissais pas vraiment ces cultures. Je me suis trouvé des points communs avec eux. J’ai aussi habité avec des congolais, j’avais donc un contact direct avec cette culture vu qu’on habitait sous le même toit.
En Pologne, plus précisément à Cracovie, il y a beaucoup d’étudiants étrangers mais ce n’est pas comme en Belgique, il n’y a pas réellement de communautés étrangères.
7) Tout au long de ton projet, quels ont été les moments forts ? Quels souvenirs gardes-tu de cette expérience ?
Je pense que quand on voyage on a toujours le côté bonne expérience et le côté mauvaise expérience mais ce qui est bien c’est qu’à la fin on ne garde que les côtés positifs. Au début j’avais du mal mais je suis très contente d’être venue ici même s’il n’y a pas énormément de liens avec mes études. Maintenant je suis plus ouverte et j’ai des connaissances dans le social. Je n’ai pas réellement un souvenir ou moment fort, il y en a tellement mais ce que je retiens ce sont tous les amis que je me suis fait, la découverte des cultures et du travail social et puis j’ai aussi nettement amélioré mon français. Je pense aussi que même les mauvais souvenirs sont positifs car on apprend grâce à ceux-ci, on en tire des conclusions et on s’améliore.
8) Que pourrais-tu donner comme conseil aux jeunes désireux de se lancer dans une même aventure ?
Je pense que c’est bien de participer à des projets comme ça car ça change la vie. Après tu n’as même plus envie de rentrer chez toi (rire). C’est une très bonne expérience. Puis, si tu es timide ça te permet d’être plus ouvert, de découvrir tes talents et de construire ta personnalité. Je trouve que c’est important de s’investir dans un projet, ça te permet de t’épanouir. Ce qui est bien dans le cadre d’un SVE c’est que tu ne dois pas avoir de formation dans la branche où tu vas, tu vas là pour apprendre. Il ne faut surtout pas avoir peur et toujours être ouvert à tout. De plus, être seul dans un pays ça te permet d’être plus indépendant, responsable de toi et des autres et ça t’oblige à parler avec d’autres personnes, à découvrir la ville et le pays d’accueil. Après quand tu pars dans un autres pays, le choc est moins grand, ça te parait normal.
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