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Pays : RoumanieLe phénomène des enfants de la rue débuta en Roumanie, de manière visible, fin 1989, a la chute du communisme. Des milliers, voire des dizaines de milliers d’enfants de tous âges quittèrent le système de « protection » pour se retrouver dans la rue. Abandonnés a leur naissance ou a un âge très tendre, résultat d’une politique nataliste contraignante et menée a outrance pendant l’époque communiste, les enfants se retrouvaient parqués dans d’immenses orphelinats inadaptés, sous la coupe d’un personnel peu nombreux, peu qualifié, et souvent abusif. Aux conditions minables, dès qu’ils le peuvent, ils choisissent la rue.
L’Etat postcommuniste se désengage à son tour, progressivement mais rapidement, de toute mission sociale. Les ONG, dont PARADA, prennent le relais, tant bien que mal.
Fondée officiellement au mois de fevrier1996, PARADA agit a deux niveaux : offrir une aide d’urgence, humanitaire aux enfants et aux jeunes des rues et élaborer des programmes et des projets d’insertion au bénéfice de ces enfants. Aujourd’hui, le phénomène se chronicise. En effet, si le nombre de nouvelles arrivées dans la rue diminue progressivement, leurs conditions de vie empirent. Consommation des drogues injectables, apparition des familles fondées par d’anciens enfants des rues avec le corolaire des nouvelles naissances, dispersion des groupes, diminution des ressources, augmentation du nombre d’années passées en rue sont les principales caractéristiques actuelles du phénomène. A cela s’ajoutent les effets de la crise sur des familles notamment monoparentales, déjà fragilisées économiquement et culturellement, l’émigration de bon nombre des parents abandonnant leurs enfants aux bons soins des voisins ou de la famille élargie, une politique publique ultralibérale et qui ne dit pas son nom.
- Le service Caravana (assistance de rue de jour et de nuit)
L’Unité Mobile s’adresse depuis 10 ans à tous les enfants et jeunes sans abri ou en situation de précarité extrême dans les rues du Bucarest. Le service représente un intermédiaire entre la rue et les services offerts par la communauté en collaborant avec d’autres ONG (SAMU Social, Organisation Humanitaire Concordia, ARAS, Ateliers sans Frontière, Fondation APEL, etc.) et avec le Ministère des Affaires Etrangères Français et le FONPC (le projet PROCOPIL) ainsi qu’avec l’UNICEF/UNDP.
- Le Centre de jour
Le Centre de jour est un espace ouvert de 9h à 18h, du lundi au vendredi. Il permet aux enfants et jeunes des rues de participer à des activités diverses (notamment dans le domaine du cirque), de bénéficier d’une assistance sociale, d’une aide socio-éducative, d’une assistance médicale d’urgence.
- Les services d’éducation et d’assistance psychosociale
Au sein de la Fondation Parada le programme éducatif est flexible et conçu pour aider les bénéficiaires sur le plan éducatif en tenant compte des caractéristiques de chacun et des problèmes spécifiques à leur situation. Avec la participation active des enfants et des jeunes, le programme éducatif vise à doter les bénéficiaires de compétences pour les aider à terminer l'école et à trouver un emploi.
- Le projet artistique
Le programme artistique représente le programme «historique» autour duquel d'autres programmes ont été lancés progressivement. Le cirque social de Parada a trois principaux atouts :
• attrayantes et ludiques, ces activités encouragent les enfants et les jeunes à adhérer plus facilement au programme.
• Grâce à la discipline qu’il impose, le cirque leur permet d’avoir une vie plus organisée et représente une première étape dans le processus d’intégration sociale.
A travers les représentations nationales et internationales, les enfants et jeunes ont une meilleure estime d’eux-mêmes
> Le blog de la tournée française 2010 de PARADA : http://parada2010.over-blog.com
- L’appartement social
L’appartement social (8 places) de la Fondation Parada représente une solution intermédiaire dans le cycle des services. L’inclusion dans ce programme implique la motivation des enfants, l’intégration dans un parcours scolaire ou professionnel, l’acceptation des règles de base imposées par la vie en communauté. Les logements sociaux protégés, permettent aux enfants et aux jeunes d’avoir une situation un peu plus stable, de pouvoir fréquenter l’école, de chercher et trouver un travail. En effet, fournir un hébergement aux jeunes prêts à complètement sortir de la rue semble une étape indispensable pour leur insertion socioprofessionnelle.
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